Tout droit Réservé - Sud-Ouest Kinésiologie©      MENTIONS LÉGALES


"-L'unique moyen de savoir jusqu'où l'on peut aller, c'est de se mettre en route et de marcher..."

Henri Bergson



Bonjour à toutes et à tous

Prendre soin de soi… Suite & Fin


"Toutes les fois que l'on fait vraiment attention, on détruit du mal en soi.
Si on fait attention avec cette intention, un quart d'heure d'attention vaut beaucoup de bonnes oeuvres. »

Simone Weil


Et si une troisième voie existait, mais que la plupart des humains ne voient pas ou n'empruntent pas ?


Ce que de nombreuses tradi­tions initiatiques appellent la voie du milieu, ou la voie du cœur. Cette voie qui va par-delà le bien et le mal, cette voie qui sort des méandres du jugement dans lesquels on n'en finit pas de s'embour­ber, ne sachant jamais décider si tel événement est bon ou mauvais.

Pour trouver une troisième voie, c'est-à-dire pour échapper à cette condamnation entre deux extrêmes, il nous faudra d'abord sortir d'une logique où je cherche à gagner et à conserver un état positif et où je cherche à m'éloigner et à fuir un état négatif. Aussi paradoxale qu'elle puisse paraître, cette logique ne permet pas d'échapper aux tourments et à la souffrance. Pourtant, nous aspirons tous à la santé, nous voulons tous vivre un bonheur sans nuage et nous cherchons tous un sens à notre vie. C'est normal, c'est humain, allais-je dire. Mais il faut com­prendre que cette aspiration au bonheur est la source même de notre malheur. Car si nous considérons qu'il est bon et qu'il est bien d'être en bonne santé par exemple, dès que nous perdons la santé, nous en devenons automatiquement malheureux. À cause des jugements que nous avons accolés aux deux états extrêmes. Santé, harmonie relationnelle et vie chargée de sens étant syno­nymes de bon. Maladie, conflits relationnels et vie absurde étant synonymes de mauvais. Concrètement, pour cheminer sur cette troisième voie, considérerez que santé et maladie, bonheur et malheur, sens et absurde forment un tout indissociable. Un peu comme si santé et maladie faisaient partie intégrante d'une même vague sinusoïdale, un incessant va-et-vient, similaire au flux et au reflux de l'océan.

Cela n'a plus beaucoup de sens, dans cette perspective, de considé­rer que les gouttelettes du sommet de la vague sont meilleures que celles du creux de la vague. Car nous savons, par expérience, que l'instant d'après, les gouttelettes qui se trouvaient au sommet forme­ront le creux, et vice-versa. On sort donc du jugement bon/mauvais pour développer une vision dynamique où c'est le mouvement qui compte et pas l'état. Car si on voulait figer un état (par exemple, garder les gouttelettes du sommet dans leur position), nous casserions la vague, nous empêcherions l'océan d'exister et nous introduirions le chaos là où il y avait de l'harmonie. La vague n'existe que parce qu'un mouvement permanent se maintient. Chaque goutte d'eau occupe alternativement les positions élevées et les positions basses, en passant par tous les états intermédiaires. Grâce à cette image, on comprendra mieux pourquoi nous basculons dans l'impuissance et l'incompétence. Imaginons que nous essayions de figer ce mouve­ment permanent en un état précis, nous n'y arriverions jamais. Nous ne parviendrions jamais à garder les gouttelettes en position haute ou à les empêcher de rejoindre la position basse. Du coup, réguliè­rement, nous nous sentirions impuissant et incompétent à maintenir un état ou à en éviter un autre !

Nous sommes presque tous prisonniers de cette illusion, les patients comme les professionnels. Combien de fois n'avons-nous pas entendu des phrases comme : « Ça y est, vous êtes guéri(e) » ou « Ça y est, maintenant, nous sommes enfin parvenu à l'harmonie »? Comme je le mentionnais déjà dans Le langage de la guérison, nous ne pourrons jamais prétendre que nous sommes définitivement guéris. Ça n'a aucun sens, car santé et maladie ne sont que des moments fugitifs dans un continuum dyna­mique. C'est notre mental qui cherche à figer, à retenir, à cristalliser quelque chose qui n'existe que dans et par le mouvement.

Finalement, notre seule responsabilité pour découvrir cette troisième voie est de ne pas empêcher le mouvement de se déployer entre les deux extrêmes, car la vie n'existe que parce qu'il y a mouvement. Nous sommes donc invité à sortir de cette logique où nous ne sommes pas responsables de ce qui nous arrive, où nous sommes impuissants et incompétents, à la merci du hasard. Nous ne sommes pas responsables du mouvement de vie qui nous traverse en permanence, car la Vie existe en-dehors de nous. Il est inutile et illusoire de vouloir maintenir les états supérieurs et supprimer les états infé­rieurs, nous venons de le voir. Par contre, nous sommes pleinement responsable de la souffrance que nous pourrions éprouver, puisque celle-ci vient de notre attachement aux états que nous considérons comme positifs et bons et que nous perdons en permanence. Nous sommes également pleinement responsables de développer l'attitude intérieure la plus fluide possible, pour permettre au mouvement de se perpétuer le plus longtemps possible. À ces conditions, nous pourrons cheminer sur ce que l'on pourrait appeler les sentiers de l'équilibre autonome.

5 • Quitter l'autoroute pour redécouvrir les sentiers de l'équilibre autonome

Je vous propose donc de suivre un sentier étroit, sinueux, à travers la jungle des croyances contradictoires en matière de santé, de bien-être et de spiritualité. Car la troisième voie n'est pas une autoroute du prêt à soigner standardisé des hôpitaux et des campagnes massives de vaccination. Elle n'est pas plus une autoroute du prêt-à-penser des médias dominants et des campagnes de propagande à la gloire du matérialisme. Elle n'est pas une autoroute du prêt-à-croire des grandes religions avec leur cortège de dogmes déterminés et figés une fois pour toutes. Ce ne sont pas ces voies rapides que l'on emprunte tous de manière uniforme, au même moment de l'existence, dans le même sens et à la même vitesse. C'est ce dont rêvent les chercheurs en génie génétique, dans leur folie uniformisante  où nous serions tous manipulés de la même manière, vaccinés au même âge, traités par les mêmes hormones aux mêmes étapes de notre existence. C'est ce dont rêvent certains dictateurs et certains mouvements occultes, où nous serions tous éduqués de la même manière par une idéologie unique et orientés en fonction des besoins de la collectivité.

L'itinéraire que je vous propose est tout différent. Il ne s'agit même pas d'une route ou d'un chemin de campagne. Nous nous risquerons davantage dans une nature encore vierge, florissante, surprenante dans laquelle nous aurons à tracer un modeste sentier. Car en matière de santé, de relations et de spiritualité, même les routes et les chemins sont encore trop fréquentés et normalisés pour mener tous les individus vers le plein équilibre. Il s'agira de ces sentiers que nous traçons nous-même dans les hautes herbes et qui s'effacent au premier souffle de vent. Le sentier se trace en marchant, déran­geant le moins possible l'ordre naturel qui est à l'œuvre depuis des millénaires. Le sentier est personnel, chaque fois unique et original. Car même si les lois qui gouvernent notre organisme et qui nous guident à travers le foisonnement des phénomènes sont universelles, notre façon de jouer avec elles, sera à chaque fois particulière. A l'instar de ces athlètes soumis aux mêmes lois de la gravitation universelle, mais qui sautent chacun avec un style unique, recon­naissable entre tous.

Le sentier disparaît dès que l'on est passé, invitant chacun à cher­cher sa propre voie intérieure pour retrouver son équilibre. Par contre, il est important de savoir que d'autres, avant nous, sont pas­sés par là et ont tracé leur propre sentier d'équilibre et d'harmonie. C'est ce dont ce livre veut témoigner. Il se veut être la mémoire de ceux qui ont cheminé pour retrouver au cœur de la maladie, des conflits et du désespoir l'ordre naturel des processus qui nous main­tiennent en vie.

La solution se trouverait-elle donc à l'intérieur de nous ? Dans la mesure où notre seule responsabilité est de ne pas empêcher le mou­vement de vie de se poursuivre à travers nous, je suis intimement convaincu que la solution ne se trouve qu'à l'intérieur de nous, et nulle part ailleurs. Cela ne dépend que de nous de continuer de marcher ou de nous arrêter sur le sentier. Bien sûr, des personnes extérieures pourront nous conseiller sur la manière de cheminer, nous encourager, nous mettre en garde. Mais il n'y aura qu'une seule personne pour faire le travail : nous. Nous ne pourrons prendre soin de nous que si nous n'attendons pas d'aide extérieure et que nous ne nous mettons pas en dépendance. Et de cette manière, à mon avis, nous pouvons espérer entrer dans l'Unité de la Vie, avoir la Vie en abondance. N'est-ce pas Jésus, consi­déré par la tradition comme le Nouvel Adam, qui disait : «Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance » (Évangile de Jean 10, 10) ?

*Source : Jean-Jacques Crévecoeur  


Bonne lecture et à très bientôt

Max-Albert

Belle leçon.....:

" - Un seul esclave sur terre suffit à déshonorer la liberté de tous les hommes..-"

Victor Hugo

LA RUBRIQUE


"-« Il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c'est la raison de vivre, plus triste que de perdre ses biens, c'est de perdre son espérance..".

Paul Claudel


 

«Syndrome de fatigue chronique : 17 biomarqueurs impliqués »


Il épuise et isole… malgré son impact bien réel dans le quotidien, le syndrome de fatigue chronique souffre encore de nombreuses controverses. Notamment sur son origine inflammatoire. Mais des chercheurs américains viennent de découvrir 17 biomarqueurs associés à l’apparition de ce syndrome.

Aux Etats-Unis, plus d’un million de patients souffrent du syndrome de fatigue chronique. Pour en savoir plus sur son origine, des chercheurs de l’Université de Standford ont analysé 192 échantillons sanguins de patients atteints de cette maladie et 392 prélèvements ont constitué le groupe contrôle. La moyenne d’âge des patients était de 50 ans et la plupart des volontaires avaient appris leur maladie depuis plus de 10 ans.

Résultat, des prédispositions génétiques ont été observées. « Le syndrome de fatigue chronique serait lié à l’expression de 17 protéines ou cytokines différentes du système immunitaire, dont 1 à caractère pro-inflammatoire. La concentration sanguine de ces dernières influerait donc sur le degré de sévérité de la maladie », déclarent les scientifiques. « La découverte de ces biomarqueurs permet d’y voir plus clair sur les conditions dans lesquelles le syndrome peut survenir et s’aggraver ». A terme, il s’agira de mieux le prévenir mais aussi d’anticiper au mieux le diagnostic et donc améliorer la prise en charge.

Deux périodes de la vie à risque ?

Les symptômes (problèmes cardiaques, confusions mentales, diarrhée, constipation, douleurs musculaires…) du syndrome de fatigue chronique peuvent se déclarer à deux périodes de la vie : à l’adolescence entre 15 et 20 ans ou à l’âge adulte entre 30 et 35 ans. Et cette maladie perdure pendant des décennies. « Elle peut transformer une vie active en isolement et dépendance », explique le Pr Jose Montoya, expert en maladies infectieuses et auteur de l’étude. « Des rétablissements spontanés peuvent survenir la première année mais rarement si le syndrome se maintient pendant plus de 5 ans. »

A ce jour, des antiviraux, anti-inflammatoires et modulateurs de la réponse immunitaire sont prescrits contre le syndrome de fatigue chronique, également connu sous le terme encéphalomyélite myalgique. Mais aucun de ces traitements ne permet de guérison totale. Les trois-quarts des patients sont des femmes mais il n’existe encore aucune explication quant à cette élévation du risque liée au sexe.

Source : Proceedings of the National Academy of Sciences,


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